Soudain, dans la foule, il voit son vieil ami l'eunuque coiffé d'un turban blanc. Ses cheveux sont devenus tous blancs, comme le plumage d'un cygne.
"Salut mon père ! lui dit le Tsar. Que dis-tu ? Approche ! Que désires-tu ?"
"Tsar, répond l'eunuque, nous nous retrouvons enfin. Te rappelles-tu ?
En récompense de mon service, tu m'avais promis, comme à un ami, d'accomplir mon voeu comme s'il était le tien. Donne-moi la jeune femme, la princesse éblouissante !"
Le Tsar fut abasourdi.
"Que dis-tu là, vieillard ? Ou bien le diable t'habite, ou bien tu as perdu la raison... Que t'es-tu mis en tête ?
Bien sûr, j'ai promis, mais il y a une limite à tout ! Pourquoi te donnerais-je la jeune femme ?
Sais-tu bien qui je suis ?
Demande-moi plutôt un trésor, le titre de boyard, un cheval des écuries du Roi, même la moitié de mon royaume !!!"
"Je ne veux rien de tout cela. Donne-moi la jeune femme, la Tsarine éblouissante" répondit l'eunuque.
Le Tsar cracha et dit : "Puisque tu es si effronté, tu ne recevras rien du tout.
C'est ta faute, tu te portes tort à toi-même, déguerpis tant que tu es encore en vie !
“Ôtez-moi ce vieillard de là."
Le vieillard voulu discuter, mais se quereller n'eût rien apporté.
Le Tsar lui donna un coup de bâton sur la tête. Le vieillard tomba face contre terre et expira.
Toute la capitale tressaillit. La jeune femme éclata de rire "Hi hi hi Ha ha".
Une mauvaise action ne lui faisait pas peur.
Le Tsar, bien que très troublé, lui sourit tendrement.
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